Soutien de lutte du peuple Kanak ✊

, par RAUNER Nathalie

Depuis avril 2025, l’Atelier d’histoire critique est partie prenante du Collectif Solidarité Kanaky 59, qui est composé de différentes associations, partis politiques et syndicats. Ce dernier organise ce jeudi 26 mars et 4 avril 2026 plusieurs actions de soutien à la lutte du peuple Kanak :
➜ Le 26 mars aura lieu un rassemblement contre l’entrée en vigueur des accords de Bougival dans la Constitution française (voir le complément d’informations ci-dessous et en pièce jointe). Rendez-vous à partir de 18h30, place de la République à Lille.
➜ Le 4 avril, au tiers-lieu le moulin de Wazemmes à 14h, meeting de soutien à l’Indépendance avec la présence de Brenda Wanabo-Ipeze, membre du FLNKS, pour détricoter le menace que font peser les accords de Bougival sur la perspective d’un nouveau référendum d’indépendance en Kanaky.
Le journaliste Benoît Godin de l’association Survie prendra la parole pour expliquer en quoi l’Etat français est responsable de l’actuelle fragilité économique de la Kanaky et de la perpétuation du rapport colonial en Kanaky-Nouvelle-Calédonie.
Ce sera également l’occasion de faire point sur la situation des détenus kanaks déportés en métropole suite à la révolte de mai 2024. Venez nombreux et nombreuses ! Plus d’informations sur ces deux événements : solidaritekanaky59@proton.me L’Atelier d’histoire critique.
— - Qu’est-ce que les accords de Bougival ?

A partir du 24 mars prochain, l’Assemblée nationale française va examiner la possible entrée en vigueur du projet d’accord de Bougival dans la Constitution française. Si les député.e.s votent en faveur de cette constitutionnalisation, l’actuel processus d’accès à l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie sera définitivement stoppé.
Bref retour en arrière : en 2024, Macron et ses alliés loyalistes (favorables au maintien de Kanaky-Nouvelle-Calédonie sous la tutelle coloniale française) décide de dégeler le corps électoral néo-calédonien dans l’objectif de mettre le peuple kanak en situation de minorité électorale sur son propre territoire. En mai 2024, la jeunesse kanak laisse exploser sa colère que l’Etat français réprime violemment (13 morts). Cependant, face à la résistance des indépendantistes, l’Etat français a dû reculer sur sa volonté de dégel du corps électoral.

En 2025, à Bougival, ont eu lieu des discussions entre l’Etat français, les loyalistes calédoniens et les différentes composantes du FLNKS afin, officiellement, "de relancer le dialogue entre les partis et le processus d’indépendance". Ces discussions ont abouti aux pseudos-accords de Bougival où seuls l’Etat et les loyalistes trouvaient satisfaction.